Les vélos pliables, les trottinettes, les monoroues, les gyropodes, les skateboards électriques, les hoverboards et bien d’autres « engins électriques » surgissent de plus en plus fréquemment de nos coins de rues. Tous ces nouveaux engins d’une mobilité nouvelle font partie intégrante de ce qu’on appelle aujourd’hui la « micro-mobilité ». Encore à ses prémices, les informations sur cette micro-mobilité restent encore partielles et parfois même contradictoires. Nous vous proposerons donc sur cette page une modeste synthèse que nous tâcherons de mettre à jour le plus régulièrement possible…

La micro-mobilité c’est une mobilité qui s’emporte sous le bras – légère et compacte – et qui se range facilement mais c’est aussi et surtout une mobilité à combiner ! En effet, ces petits engins facilement transportables vont permettre de parcourir les premiers ou les derniers kilomètres de son trajet en les combinant avec d’autres moyens de transport. La micro-mobilité est désormais à prendre en compte dans une approche globale de gestion de la mobilité des entreprises. Encore marginale à ce stade, nul doute que ces nouveaux outils de mobilité courtes distances aient un bel avenir devant eux.

On le sait, la mobilité intelligente n’est plus à l’heure du monomodal mais bien à celle de la complémentarité des moyens de transport. Cette intermodalité semble notamment passer plus souvent par la micro-mobilité électrique. Ces nouveaux engins attirent de plus en plus et pourraient aussi contribuer à réduire le nombre de voiture à destination des entreprises.

Si bien que certaines voix s’élèvent pour dénoncer le côté « gadget » de ces engins technologiques, plus ludiques que pratiques pour certains. Cependant, les utilisateurs de ces nouveaux engins voient bien plus qu’un moyen de s’amuser. En effet, la majeure partie des acheteurs l’utilisent pour se rendre au boulot en raccourcissant les trajets et en gagnant du temps ! Et bien souvent, ils l’utilisent en la combinant à un autre moyen de transport, que ce soit la voiture ou le train.

Pourquoi utiliser la micro-mobilité ?

  • La micro-mobilité peut sans aucun doute répondre en partie aux défis de la mobilité à l’heure actuelle : congestion urbaine toujours plus forte, pollution atmosphérique etc.
  • Elle rend les usagers plus autonomes, les libère de leur dépendance exclusive à l’égard de certains moyens de transport lourds et contraignants (comme l’automobile, ou la correspondance entre transports en commun).
  • Elle constitue également le mode idéal pour les structures cherchant à valoriser une autre mobilité mais ne disposant pas des budgets et d’espaces nécessaires au développement d’infrastructures conséquentes
  • De plus, ces engins sont facilement pliables et portables et complètent parfaitement les transports en commun ou le covoiturage, par exemple.
  • D’une dizaine de kilos en moyenne, ils se glissent et se rangent facilement (sous le bureau, une table ou dans un coin du couloir).

Mais que dit la loi ?

La cohabitation sur la route de ces nouveaux engins avec les modes de déplacement classique nécessite, outre des aménagements au niveau de l’infrastructure, une adaptation de la loi. En effet, si l’on veut encourager ces nouveaux modes de déplacement, il est capital d’assurer un cadre légal qui protège tous les usagers.

En Belgique, la circulation de ces appareils est réglée par une loi qui les qualifie « d’engins de déplacement motorisés ». Leurs utilisateurs doivent se comporter comme des piétons lorsqu’ils vont à l’allure du pas et comme des cyclistes s’ils vont plus vite. Autrement dit, au-delà de 6 km/h, ces engins doivent circuler sur les voiries ou les pistes cyclables. Et là aussi, théoriquement, leur vitesse est limitée à 18 km/h, bien que généralement les usagers roulent plutôt à 20-25 km/h. Soulignons toutefois que lorsque ces engins dépassent les 18 km/h, ils sortent du champ d’application de la loi et passent ainsi dans la catégorie des cyclomoteurs où la règlementation est éminemment plus contraignante.

Il est obligatoire pour les utilisateurs de micro-mobilité d’avoir une assurance responsabilité civile pour les utiliser sur la route. Tant qu’ils ne dépassent pas la fameuse limite des 18 km/h, ces nouvelles machines sont assimilées à des vélos. La plupart des assurances « RC familiale » couvrent donc les dégâts occasionnés aux tiers.

Petit lexique de la micro-mobilité

Gyropode appelé aussi Segway (nom de la marque qui les fabrique) est un engin monoplace et est constitué d’une plateforme munie de deux roues sur laquelle l’utilisateur tient debout. Il utilise un système gyroscopique doté d’un manche de conduite, un peu comme une trottinette. Afin d’être utilisés véritablement comme moyen de transport à part entière, des gyropodes plus petits (le guidon se situe à hauteur des genoux, qui dirigent l’engin), plus légers mais également moins chers ont été développés.

  • Le gyropode coûte à l’achat entre 700 et 1000 euros.
  • Une fois la batterie rechargée (temps de charge entre 3 et 5h), il est possible de parcourir jusqu’à 40 km en usage urbain.
  • La vitesse varie entre 18 et 30 km/h.
  • La puissance est de 2 x 400W.
  • Le gyropode pèse entre 12 et 20 kg selon le modèle.

Stable, facile à utiliser (elle se plie en un mouvement) et à transporter, la trottinette électrique séduit de plus en plus.

  • Les tarifs varient de 300 à 3000 euros.
  • Sa batterie rechargeable permet un déplacement autonome de 8 à 40 km en fonction du modèle.
  • Elle se charge en maximum 5h.
  • Sa vitesse moyenne est de 25 à 35 km/h.
  • La puissance de 350 à 500W.
  • Son poids est de 8 à 19kg.
  • Pas de permis requis mais avoir minimum 14 ans pour le conduire en ville, sur les trottoirs et les pistes cyclables.

L’hoverboard (ou skateboard électrique), dont le nom est tout droit inspiré du cultissime film Retour vers le futur, a une utilisation basée sur un fonctionnement gyroscopique assez simple : pour l’utiliser il suffit de transférer son poids vers l’avant, droite ou gauche, et pour l’arrêter se pencher vers l’arrière. Il demeure cependant parfois difficile d’utilisation en ville : l’infrastructure (pistes cyclables…) et ses petites roues ne permettent pas toujours aisément de franchir tous les obstacles.

  • Son prix d’achat, légèrement plus abordable se situe entre 200 et 400 euros.
  • La vitesse maximale de l’hoverboard est de 20 km/heure.
  • Au niveau de l’autonomie, comptez 15 à 30 km selon les modèles.
  • Il se charge plus rapidement que les autres engins électriques : en 1 à 2 heures.
  • Sa puissance est de 3 x 350W.
  • Son poids varie entre 10 et 15 kg.

Il existe également une version électrique du skateboard traditionnel. Plus léger et plus rapide que l’hoverboard, il a cependant un temps de charge plus long (de 3 à 5 heures). Son principal point faible, si situe dans la position de côté qu’il impose à l’usager et le rend moins maniable à conduire que l’hoverboard.

La monoroue est, comme son nom l’indique, composée d’une seule roue et de capteurs gyroscopiques. Comme pour l’hoverboard ou le gyropode, pour la conduire, il suffit d’utiliser les mouvements de son corps (inclinaison vers l’avant pour avancer, vers l’arrière pour reculer…). Si la « prise en main » de la monoroue est moins intuitive que pour la trottinette, elle a l’avantage d’être plus compacte et plus stable grâce à la grandeur de sa roue.

  • Les prix varient entre 700 et 2500 euros en fonction des caractéristiques.
  • La roue a une autonomie de 35 à 120 km.
  • Le temps de charge sur une prise dure entre 3 et 5.5 heures (pour la plus grande batterie quand elle est complètement déchargée).
  • Une roue peut franchir des petits obstacles et des montées jusqu’à 25% et l’énergie est récupérée dans les descentes.
  • La puissance est de 500 à 1800 W.
  • La vitesse est de 18 à 45 km/h.
  • Le poids varie entre 11 et 18 kg.