Une voiture de société est une voiture dont le coût est supporté par l’employeur, qui est octroyée à un travailleur pour ses déplacements professionnels et privés, et dont le travailleur peut disposer sans solliciter aucune autorisation préalable.

Cette définition de l’étude Promoco menée par l’Université de Namur il y a quelques années, cible donc bien un certain type de véhicules dont le nombre (estimé à un peu plus de 400.000 unités sur base des paiements de cotisation de solidarité de l’ONSS) représente en réalité environ 7% du parc de voitures belges à fin 2013 (5.439.295 unités selon la FEBIAC).

Des pourcentages bien supérieurs sont régulièrement cités par erreur sur les voitures de société car ils confondent les véhicules achetés par des personnes morales dans leur ensemble et les voitures dites « salaires », répondant à la définition ci-dessus.

Evolution du nombre de voitures salaires – Source : Chiffres clés de la Mobilité 2016 | SPF Mobilité & Transports

Dire que la suppression du régime fiscal des voitures de société nous mènerait au paradis de la fluidité routière et à l’air pur des montagnes dans nos villes repose une nouvelle fois sur une approche biaisée de la réalité des chiffres. Non seulement les voitures de société représentent une part faible du parc (7%) et du trafic (12%) mais il faut à nouveau se référer à l’étude Promoco pour prendre conscience qu’une majorité (75%) des utilisateurs actuels d’une voiture de société rachèterait une voiture au cas où le régime serait supprimé. Ce ne sont là que des intentions exprimées; on peut sans crainte supposer qu’ils seraient plus nombreux à le faire. Soit, prenons 75%. Cela signifierait qu’une diminution globale de 3% du trafic pourrait être observée dans les hypothèses les plus favorables. Diminution qui serait rapidement comblée par la croissance naturelle du trafic. Au niveau environnemental, les véhicules de société sont par nature récents et bien entretenus et sont dès lors dans leur globalité, moins émetteurs que plusieurs catégories de véhicules plus anciens (normes Euro 0, 1 et 2) malgré leur kilométrage individuel et leur puissance moyennement plus élevés.

Comment faire ?

Vous souhaitez octroyer une voiture de société à tout ou partie de votre personnel mais n’avez pas le temps d’assurer le fleet management y afférent? Le plus simple est de confier cela à une société de leasing, qui assure alors la gestion complète de votre flotte. La formule la plus courante proposée par les différentes sociétés est le leasing opérationnel. Le principe est simple : la gestion de votre parc automobile est externalisée auprès d’un fournisseur de services spécialisés et la société de leasing gère le financement de votre flotte (de la commande à la livraison) tout en proposant une gamme complète de services flexibles (entretien, réparation, remplacement des pneus, assurances, carburant, etc.). Cette formule permet de rationaliser le coût global de votre « fleet management » en regroupant toutes les dépenses complémentaires et en les étalant équitablement sur une longue période.

Motorisations alternatives au sein d'une flotte de voitures de société

Lorsqu’il est question du choix du type de motorisation au sein des flottes de véhicules d’entreprise, le champ est désormais plus ouvert que jamais. Diesel, essence, LPG, CNG, hybride ou électrique, les différentes sources d’énergie ne manquent pas.

Retrouvez l’article « La voiture de société, un outil de rémunération et de mobilité » rédigé par l’Union Wallonne des Entreprises au sein de sa revue bimestrielle (Dynamisme, n° 254, avril 2015, p.34-35)

Par sa formule « Railease« , la SNCB permet de combiner le train à la voiture de société.

Le secrétariat social SD Worx organise une formation intitulée « La voiture de société de A à Z » abordant cette thématique.