Certaines entreprises se regroupent et décident de mener conjointement des projets destinés à diminuer leur impact sur l’environnement tout en réduisant leur coût de fonctionnement. Ensemble, elles mettent en place des actions au sein de leur parc d’activité (zoning) ou dans leur propre structure.

Consommation d’énergie, gestion des déchets et des eaux usées, déplacements du personnel, aménagements des abords… Les entreprises ont un impact sur leur environnement. Afin de réduire ces effets, elles peuvent apporter des solutions communes à ces problèmes individuels en se regroupant. Sur un même Parc d’Activité Économique, cette démarche apparaît encore plus pertinente. Les chefs d’entreprises participant à la démarche échangent leurs expériences, font part de leurs besoins et mutualisent leurs moyens. Les améliorations obtenues peuvent être supérieures aux améliorations que chaque entreprise pourrait atteindre individuellement. Des économies peuvent donc être réalisées. Par exemple :

  • Diminution du coût de collecte des déchets;
  • Développement de nouvelles filières de recyclage via le regroupement des flux;
  • Gestion et promotion du covoiturage;
  • Amélioration de la sécurité routière au sein des PAE (signalisation, aménagement des infrastructures).

Il est crucial pour toute entreprise en quête d’amélioration de son accessibilité et de la mobilité de ses travailleurs, de lancer et/ou de renforcer les synergies avec les instances publiques et les opérateurs de transport. Se mutualiser avec d’autres entreprises permet alors d’augmenter l’impact de la demande, de diminuer le temps et l’argent investis, tout en augmentant les forces d’action.

Avec les autorités locales et régionales

Trop souvent et dû à une communication quasi inexistante, des instances publiques mettent en œuvre de beaux projets mais sans tenir compte des entreprises locales, mettant parfois à mal leurs activités. En outre, il arrive que certains projets similaires soient menés en parallèle par l’entreprise et par les autorités locales, sans concertation aucune, alors qu’ils pourraient être menés de concert. Il est donc important de communiquer régulièrement avec les instances communales, intercommunales, provinciales ou encore, régionales. Ceux-ci peuvent intervenir, entre autres, dans l’amélioration de la sécurisation des abords du Parc d’Activité Économique (aménagements cyclables et piétons, revêtement du sol, entretien, signalétique, etc.).

Avec les opérateurs de transport (dans le cas de la gestion de la « mobilité »)

Les opérateurs de transport prennent davantage conscience de leur impact dans les déplacements domicile-travail et sont donc, de surcroît, à l’écoute des entreprises. Il est donc essentiel de communiquer avec eux, sur la fréquence des transports, les horaires, la possibilité de venir rencontrer le personnel en entreprise, les formules d’abonnements, les packages « entreprises », etc. Encore une fois, dans ce genre de démarche, l’impact est toujours plus important lorsque plusieurs entreprises se mutualisent sur un même dossier. Pour exemple, ce genre de démarche à donné naissance, sur le Parc d’Activité Économique « Créalys », à la navette « Mobi-parcs ».

La majorité des PAE ont été implantés aux abords d’axes routiers importants pour favoriser les transports routiers des marchandises et faciliter l’accès des automobilistes. Cette situation a de nombreuses conséquences néfastes telles que: congestion du trafic, stress, accidents, perte de temps, impacts sur l’environnement (émission de gaz à effet de serre, pollution de l’air, nuisance sonore, …).

Pourtant, d’une part, il est possible d’améliorer l’accessibilité des parcs en développant des infrastructures et des alternatives à l’autosolisme (covoiturage, modes doux et transports en commun). D’autre part, il est aussi pertinent de promouvoir une conduite plus respectueuse de l’environnement. Ces actions ne seront réellement efficaces que si elles sont accompagnées d’une bonne communication.

Au préalable, il est indispensable de réaliser un premier diagnostic dressant un état des lieux et proposant des solutions telles que :

  • Développer le réseau des transports en commun;
  • Mettre en place un système de covoiturage (Exemple PAE « Vallée du Hain »);
  • Encourager les modes doux;
  • Tenir compte de la part et de l’impact, des voitures et des camions;
  • Développer les infrastructures;
  • Mettre en place une communication efficace.

Cellule Parcs d'Activité durables

La Cellule « Parcs d’Activité Durables » (CPAD) a été créée en janvier 2011 par l’Union Wallonne des Entreprises, avec l’appui de la Wallonie, afin de :

  • Transmettre l’expertise et poursuivre la dynamique instaurée dans le cadre du projet européen LIFE-SMIGIN (*) de gestion collective de l’environnement dans les Parcs d’Activité Economique mené par l’UWE entre 2006 et 2009
  • Poursuivre des actions de développement durable sur l’ensemble du territoire wallon en parallèle avec le projet éco-zoning lancé à la même période

Projet Life-environnement SMIGIN

Vous retrouverez toutes les informations au sujet de ce projet sur le site internet qui lui est spécifiquement consacré dans le cadre du projet Life-environnement SMIGIN – « Sustainable Managment by Interactive Governance and Industrial Networking » – qui avait pour objectif d’améliorer la gestion environnementale des entreprises situées dans un même parc d’activité économique: www.econetwork.eu


Mené par la Cellule Environnement de l’Union Wallonne des Entreprises (UWE), en partenariat avec la Chambre de Commerce et d’Industrie du Valenciennois (CCIV), ce projet a été financé de novembre 2006 à octobre 2009 par le Programme Life de la Commission Européenne, la Région Wallonne, l’ADEME et la Région Nord Pas de Calais.